Après s’être positionné clairement en faveur de la convergence, Jean-François Lessard, candidat au poste de co-porte-parole pour Québec solidaire, avance trois idées concrètes pour que le parti s’enracine encore plus dans les régions du Québec. « Comme beaucoup d’autres au sein du parti, je pense que Québec solidaire doit sortir de Montréal aux prochaines élections en 2018. D’ici là, c’est possible d’intensifier ce qui se fait déjà et de passer en deuxième vitesse », affirme-t-il.

Concrètement, le candidat au poste de co-porte-parole souhaite discuter avec ses pairs de la possibilité que Québec solidaire ouvre un bureau à Québec. Il estime que ce rapprochement avec les régions du centre et de l’est du Québec serait profitable à moyen terme. « Du monde sur place pour répondre aux attentes de nos associations des régions plus éloignées de Montréal, c’est branché notre parti sur des réalités régionales trop souvent mal connues des Montréalais-e-s. Du staff pour appuyer notre développement sur le terrain serait tout à notre avantage », plaide Jean-François Lessard. Il dit aussi réfléchir à la possibilité que des ressources humaines soient embauchées dans les différentes régions du Québec : « En dehors de Montréal et de Québec, le territoire est vaste. Notre développement dans les grands centres n’est pas étranger aux ressources et aux énergies que l’on y a consacrées. Répétons en région ce qui a bien fonctionné dans la métropole et la capitale nationale. »

Jean-François propose également que les instances du parti, le Congrès et le Conseil national, se tiennent alternativement dans les différentes régions. « C’est certain qu’il nous faut tenir compte de la présence des médias, de la capacité logistique d’accueillir entre 200 et 500 délégué-e-s ainsi que de la volonté et la capacité de nos associations d’organiser de tels événements en collaboration avec la permanence du parti. Mais depuis notre fondation, nous avons su relever le défi. Je souhaite seulement que dorénavant, on aille plus loin. Que des ressources et des efforts soient consacrés à aller là où nous ne sommes pas encore allés. » Il s’agit selon lui d’un moyen parmi d’autres pour favoriser la participation des membres de ces régions.

Finalement, Jean-François Lessard aimerait voir les député-e-s de Québec solidaire porter encore plus souvent à l’Assemblée nationale les enjeux et les luttes locales et régionales, même s’il considère qu’elle et il le font déjà très bien. Il est conscient que cela exigerait de faire des choix douloureux parfois : « Amir et Manon font déjà des miracles. C’est certain qu’on ne peut pas leur en demander plus. Gabriel s’ajoutera à l’équipe parlementaire et c’est tant mieux. Mais même avec trois député-e-s, elle et ils ne pourront pas tout faire. Pourquoi alors, lorsque des priorités sont établies, ne pas considérer les enjeux régionaux comme étant prioritaires justement?  Par exemple, pourrait-on envisager qu’une fois aux deux semaines un-e de nos député-e-s se lève en chambre pour questionner un ministre responsable d’une région en particulier? »

« Je sens la volonté de toutes et de tous que notre parti étende ses racines. J’espère qu’au cours de la campagne qui prendra fin au Congrès de mai prochain, j’aurai l’occasion d’en discuter avec mes collègues et avec les membres que nous rencontrerons. » Le 14 avril prochain à Rimouski, Jean-François Lessard annoncera d’autres idées pour contribuer au développement de Québec partout en région.